FAÏZA SOULE YOUSSOUF ET SON PREMIER RECUEIL DE POÉSIE.

faizaLes écrivaines comoriennes ont longtemps été considérées comme les grandes absentes de la scène littéraire comorienne et les poètes, plus que quiconque, semblent avoir été oubliées de tous. Pourtant, c’est à ces dernières années que l’on doit les débuts d’une écriture comorienne au féminin. Souvent rebelle à l’ordre établi, la femme de lettres dont il est question ici a su braver les tabous, les traditions et des pratiques souvent hostiles pour se présenter en Prométhée dans les cercles littéraires comoriens.

Faiza Soulé Youssouf est l’une de ces voix porteuses d’espoir qui introduit par ses Rêves obscurs une thématique neuve dans le champ de la poésie comorienne. L’amour sensuel et les coutumes, jusque là occultés par pudeur ou par crainte, trouvent sous la plume de cette poète passionnée un développement inattendu, donnant par là – même un grand élan à l’expression encore timide des premières voix féminines.
La majeure partie du recueil est composée de poèmes qui évoquent la douleur face à la mort, à la mort et à l’exil (Rêves obscurs, La mort pour amour, Je t’aime donc je suis, Est-ce un adieu, Là-bas), mais qui posent aussi le problème de la condition sociale des femmes (Mon autre et moi, Sursis).

Faiza Soulé Youssouf, est née à Mitsamiouli. Après ses études secondaires aux Comores, elle s’envole pour le Maroc pour y poursuivre des études de droit. De retour à Moroni, en 2009, après 5 ans d’absence, elle fut journaliste stagiaire à Albalad. Actuellement elle est employée par le journal La Gazette des Comores après avoir été licenciée de son poste de directrice en chef d’Al-watwan.