L’énonciation, un essai littéraire de Nadjloudine Abdelfatah

La forme générale du roman est celle d’une cérémonie où est fait le récit d’une vie. Cette cérémonie, dite donsomana et présentée par Jean Derive comme étant un « discours qui s’énonce avec un accompagnement musical », un « récit de chasseurs qui s’énonce dans le cadre de la confrérie[ », est dirigée par Bingo, un griot des chasseurs portant le titre de sora et Tiécoura, son répondeur ou cordoua. « Un sora est un chantre, un aède qui dit les exploits des chasseurs », dit Bingo dans l’incipit du roman (P. 9). On comprend que le discours qui se produit durant cette cérémonie relève d’une organisation énonciative particulière incluant des règles précises sur lesquelles nous nous devons de revenir à la seconde partie de ce travail.

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